Le blogue

11 mars 2009

Atelier – Les secrets de la négociation

par André Dumont


Organisé par l'Association des communicateurs scientifiques (ACS) et l'Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ).

Comment s'y prendre pour négocier de meilleurs tarifs pour nos articles? Quoi dire pour négocier les clauses d'un contrat de droits d'auteur? Est-il possible d'établir un rapport de force face à un client, même si d'autres collaborateurs se bousculent au portillon?

Jean-Yves Hinse, responsable des relations de travail à la Ville de Montréal, chargé de cours aux HEC et ancien vice-président aux ressources humaines chez TVA, tentera de répondre à ces questions lors de cet atelier conjoint de l'ACS et de l'AJIQ.

Mercredi 11 mars 2009, 19h
Salle A, au sous-sol du 1601, de Lorimier, Montréal
(Métro Papineau)
Membres de l'ACS ou de l'AJIQ : 10 $
Non-membres : 20 $
Stationnement gratuit à l'arrière de l'édifice
Informations et inscriptions : acs@acs.qc.ca ou 514-844-4388 poste 250

Catégories: Activités, Conseils, Formation, Le blogue, Tarifs

 

Commentaires: 2

Anonymous | 10 avril 2009 à 16h57

Ha ha ha... Un spécialiste qui a une job "full time" - et qui n'est pas lui-même pigiste, non plus que journaliste d'ailleurs! - qui va venir "nous" dire comment mieux négocier! Quelle imposture! De la bouillabaisse pour néophites...

J'ai plus de 30 ans dans le milieu. Comment négocier? Je vais vous le dire:

1. Vous ne voulez pas signer le contrat sur les droits d'auteur? Adios... En prime: t'es certain d'être sur la "black list" de ce rédac, tant et aussi longtemps qu'il sera là.

2. Ne jamais refuser un tarif tant que tu n'as pas fait tes preuves CHEZ CET ÉDITEUR. Tu pourras demander la lune QUANT ILS NE POURRONT PLUS SE PASSER DE TOI. Bonne nouvelle: ce sera alors facile. C'est juste si je ne me fais pas payer mes "blow jobs" maintenant...

3. Le débat des tarifs au feuillet est futile.J'ai fait beaucoup plus d'argent, parfois, avec des contrats à 50$ le feuillet qu'à plus de 100$. C'EST LE TARIF À L'HEURE QUI COMPTE. Je me rappelle avoir fait 450$ mes lundi avant-midi dans les années 80 avec un tarif de 50$, ce que je n'ai jamais pu faire à l'Actualité, par exemple (le plus "payant" à l'époque). L'après-midi, j'allais faire ma semaine comme recherchiste à l'émission "Coudon" à la radio de Radio-Canada. Plus ou moins 1 000$ semaine en 1 journée, au début des années 80...

4. "Brace for the bad news". C'est un milieu tellement pourri qu'aussitôt que t'as un contrat, il faut déjà se préparer à l'éventualité de le perdre. C'est une règle sine qua non. La meilleure négociation est de se trouver un autre client au plus sacrant pour "padder" le premier... Pas compliqué.

5. Le vrai problème n'est ni les contrats sur les droits d'auteur (quelle foutaise!), ni les tarifs. C'EST LAS MASSE CRITIQUE de gens qui font ce "métier" qui est beaucoup trop élevé (ouais, je sais, y'a 2 "qui" dans la phrase et je m'en tamponne) compte tenu du marché lilliputien que représente la pige journalistoque au Québec. Brèfle, comme disais San-Antonio, c'est un marché beaucoup trop restreint pour le nombre de pigistes disponibles sur le marché libre. Pour ceux qui n'ont pas compris: l'offre en pige est beaucoup trop forte pour la demande réelle. Surtout que t'as toute la gang des générations X/Y qui est prête à vendre leur mère pour être publier. Je connais des éclopés qui feraient 1 article pour 10 points Air Mile...

5. Anyway, c'est un métier de misère pour paresseux qui veulent se donner l'illusion d'un statut de professionnel tout en se poignant le cul à la maison... (je sais de quoi je parle, c'est mon cas!). Pour moi, la pige en journalisme ne peut être qu'un passage et n'a qu'une fonction: accéder à autre chose. L'écriture télévisuelle - la seule payante - ou encore une job à temps plein, ou encore le suicide...

6. Un mot pour ceux qui débutent dans le métier: armez-vous d'un conjoint qui a une job au gouvernement à temps plein. Ça vous évitera plusieurs visites chez le thérapeute. Je n'ai malheureusement pas de conseil pour les plus intelligents d'entre vous puisqu'ils ne feront pas vieux os dans la pige. À moins d'être un névrosé de l'écriture, ce qui est également mon cas.

Pour ceux qui ont des questions sur le métier, je leur offre gracieusement mes recommandations/conseils, compte tenu que je suis probablement le plus âgé (57 ans) et le plus expérimenté d'entre vous. Vous pouvez me contacter à pierre-racine@videotron.ca. Et, pour une fois, je suis sérieux...


denis lord | 19 avril 2009 à 23h49

Bon, encore un jovialiste!
C'est très rafraîchissant de vous lire. Ça ressemble même à une douche froide! Ou à un "reality check"...
Merci

denis

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Activités

11 mars 2009

Atelier – Les secrets de la négociation


Organisé par l'Association des communicateurs scientifiques (ACS) et l'Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ).

Comment s'y prendre pour négocier de meilleurs tarifs pour nos articles? Quoi dire pour négocier les clauses d'un contrat de droits d'auteur? Est-il possible d'établir un rapport de force face à un client, même si d'autres collaborateurs se bousculent au portillon?

Jean-Yves Hinse, responsable des relations de travail à la Ville de Montréal, chargé de cours aux HEC et ancien vice-président aux ressources humaines chez TVA, tentera de répondre à ces questions lors de cet atelier conjoint de l'ACS et de l'AJIQ.

Mercredi 11 mars 2009, 19h
Salle A, au sous-sol du 1601, de Lorimier, Montréal
(Métro Papineau)
Membres de l'ACS ou de l'AJIQ : 10 $
Non-membres : 20 $
Stationnement gratuit à l'arrière de l'édifice
Informations et inscriptions : acs@acs.qc.ca ou 514-844-4388 poste 250

 

Commentaires: 2

Anonymous | 10 avril 2009 à 16h57

Ha ha ha... Un spécialiste qui a une job "full time" - et qui n'est pas lui-même pigiste, non plus que journaliste d'ailleurs! - qui va venir "nous" dire comment mieux négocier! Quelle imposture! De la bouillabaisse pour néophites...

J'ai plus de 30 ans dans le milieu. Comment négocier? Je vais vous le dire:

1. Vous ne voulez pas signer le contrat sur les droits d'auteur? Adios... En prime: t'es certain d'être sur la "black list" de ce rédac, tant et aussi longtemps qu'il sera là.

2. Ne jamais refuser un tarif tant que tu n'as pas fait tes preuves CHEZ CET ÉDITEUR. Tu pourras demander la lune QUANT ILS NE POURRONT PLUS SE PASSER DE TOI. Bonne nouvelle: ce sera alors facile. C'est juste si je ne me fais pas payer mes "blow jobs" maintenant...

3. Le débat des tarifs au feuillet est futile.J'ai fait beaucoup plus d'argent, parfois, avec des contrats à 50$ le feuillet qu'à plus de 100$. C'EST LE TARIF À L'HEURE QUI COMPTE. Je me rappelle avoir fait 450$ mes lundi avant-midi dans les années 80 avec un tarif de 50$, ce que je n'ai jamais pu faire à l'Actualité, par exemple (le plus "payant" à l'époque). L'après-midi, j'allais faire ma semaine comme recherchiste à l'émission "Coudon" à la radio de Radio-Canada. Plus ou moins 1 000$ semaine en 1 journée, au début des années 80...

4. "Brace for the bad news". C'est un milieu tellement pourri qu'aussitôt que t'as un contrat, il faut déjà se préparer à l'éventualité de le perdre. C'est une règle sine qua non. La meilleure négociation est de se trouver un autre client au plus sacrant pour "padder" le premier... Pas compliqué.

5. Le vrai problème n'est ni les contrats sur les droits d'auteur (quelle foutaise!), ni les tarifs. C'EST LAS MASSE CRITIQUE de gens qui font ce "métier" qui est beaucoup trop élevé (ouais, je sais, y'a 2 "qui" dans la phrase et je m'en tamponne) compte tenu du marché lilliputien que représente la pige journalistoque au Québec. Brèfle, comme disais San-Antonio, c'est un marché beaucoup trop restreint pour le nombre de pigistes disponibles sur le marché libre. Pour ceux qui n'ont pas compris: l'offre en pige est beaucoup trop forte pour la demande réelle. Surtout que t'as toute la gang des générations X/Y qui est prête à vendre leur mère pour être publier. Je connais des éclopés qui feraient 1 article pour 10 points Air Mile...

5. Anyway, c'est un métier de misère pour paresseux qui veulent se donner l'illusion d'un statut de professionnel tout en se poignant le cul à la maison... (je sais de quoi je parle, c'est mon cas!). Pour moi, la pige en journalisme ne peut être qu'un passage et n'a qu'une fonction: accéder à autre chose. L'écriture télévisuelle - la seule payante - ou encore une job à temps plein, ou encore le suicide...

6. Un mot pour ceux qui débutent dans le métier: armez-vous d'un conjoint qui a une job au gouvernement à temps plein. Ça vous évitera plusieurs visites chez le thérapeute. Je n'ai malheureusement pas de conseil pour les plus intelligents d'entre vous puisqu'ils ne feront pas vieux os dans la pige. À moins d'être un névrosé de l'écriture, ce qui est également mon cas.

Pour ceux qui ont des questions sur le métier, je leur offre gracieusement mes recommandations/conseils, compte tenu que je suis probablement le plus âgé (57 ans) et le plus expérimenté d'entre vous. Vous pouvez me contacter à pierre-racine@videotron.ca. Et, pour une fois, je suis sérieux...


denis lord | 19 avril 2009 à 23h49

Bon, encore un jovialiste!
C'est très rafraîchissant de vous lire. Ça ressemble même à une douche froide! Ou à un "reality check"...
Merci

denis

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