Le blogue

Un espace de discussion sur le journalisme indépendant et l’AJIQ, sur les hauts et les bas du métier, ses bouleversements et son avenir.

 

16 août 2010

Pourquoi l'AJIQ appuie l'idée d'un statut de journaliste professionnel

par Nicolas Langelier

Réunis en congrès la fin de semaine dernière, les membres de la Commission-Jeunesse du Parti libéral du Québec se sont prononcés en faveur de la création d'un titre de journaliste professionnel. L'AJIQ appuie cette idée, dont je fais aussi personnellement la promotion au sein du Groupe de travail sur le journalisme et l'avenir de l'information au Québec, ainsi qu'au sein du conseil d'administration de la FPJQ, où je représente les journalistes indépendants. Il faut dire aussi que j'ai rencontré des représentants de la Commission-Jeunesse en juin dernier, et que cette idée d'un statut de journaliste professionnel faisait partie des solutions que je leur ai proposées.

Cela dit, il est important de dire que l'AJIQ ne considère pas qu'un tel statut règlerait tous les problèmes de la profession journalistique en général et des journalistes indépendants en particulier. C'est pour cette raison, d'ailleurs, que j'ai aussi conseillé à la Commission-Jeunesse de demander un meilleur contrôle de la concentration de la presse par l’État, une contribution d’État à la production de journalisme d’intérêt public, et le droit à la négociation collective pour les journalistes indépendants. Il faudra sans doute attendre au prochain congrès pour ces recommandations… 

Mais en attendant que ces idées fassent leur chemin dans la population, le statut de journaliste professionnel (similaire à celui proposé par la FPJQ en 2002) serait certainement un pas dans la bonne direction. Le projet de la FPJQ prévoyait entre autres un contrat type pour les journalistes indépendants, ce qui serait un gain majeur pour ce groupe particulièrement malmené, depuis 30 ans.

Pourquoi un statut de journaliste professionnel? Parce que c'est la réponse normale à une évidence: la production et la diffusion d'information est une fonction essentielle à une société démocratique. Les professionnels dont c'est le métier de produire et diffuser cette information doivent donc à la fois bénéficier de protections particulières et s'astreindre à des règles déontologiques qui leur sont propres. C'est cette notion de droits et devoirs du journaliste qui pourrait être mieux encadrée par un statut professionnel, par rapport à une situation actuelle où les balises sont floues et où les organismes règlementaires sont dépourvus de réels pouvoirs sur la pratique du métier.

L'idée, ici, n'est pas de fermer la profession — le journalisme a toujours été un métier ouvert d'où l'on entrait et sortait au gré des circonstances, et rien dans un tel statut ne changerait quoi que ce soit à cette réalité. Pas plus qu'elle n'empêcherait tout un chacun — citoyen, journalistes non professionnels, relationnistes — de communiquer avec la population, ni même de travailler pour un média.

Il faut aussi ignorer le ridicule épouvantail, agité par certains, du «contrôle de l'État sur l'information» qu'un tel statut pourrait amener. Il sera très facile d'établir des règles gardant l'État bien loin de toute décision relative à qui peut ou non obtenir le titre de journaliste professionnel. De nombreux pays, dont la France et la Belgique, se sont dotés d'un tel statut sans pour autant sombrer dans la tyrannie… 

Je vous invite donc à lire ou relire le texte du projet de loi sur le titre de journaliste professionnel présenté par la FPJQ en 2002. Dans une situation où, huit ans plus tard, les journalistes (tout particulièrement les pigistes) sont encore plus précarisés et où les entreprises de presse elles-mêmes connaissent des difficultés financières qui étaient encore impensables en 2002, l'AJIQ considère qu'il y avait là une piste de solution plus qu'intéressante pour entreprendre de corriger certains des problèmes qui affligent notre métier plus essentiel que jamais.

Nicolas Langelier est président de l'AJIQ




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17 juin 2010

Valérian Mazataud remporte la bourse AJIQ – Le Devoir 2010

par Marie-Josée Richard


Montréal, le 17 juin 2010 – L’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) et Le Devoir sont heureux de révéler le nom du gagnant de la septième bourse AJIQ-Le Devoir. Il s’agit de Valérian Mazataud. Il se mérite une bourse de 2000$ ainsi qu’un stage au journal Le Devoir, pour une durée de quatre semaines.

M. Mazataud agit aujourd'hui comme photo-journaliste indépendant, basé à Montréal. Il a collaboré à plusieurs journaux et magazine du Québec et de l'étranger dans les dernières années, dont au journal Le Devoir, Jobboom, Géo Plein Air, Keystone Press, Servicevie.com, The Hour, Longueur d'Ondes, Montréal pour Enfants. Ses reportages en Haïti ont aussi été publiés dans Québec89.com. Il a été dernièrement finaliste lors du Gala des Grands prix du journalisme indépendant (GPJI 2010) dans la catégorie Photographie de presse pour son oeuvre "Haiti Aftermath" (Keystone Press). M. Mazataud est ingénieur en agriculture de formation ; il a aussi complété une maîtrise en aquaculture en France.

Le jury a examiné 32 candidatures et a sélectionné deux semi-finalistes. Le Devoir a ensuite effectué des entrevues afin d’attribuer la bourse AJIQ-Le Devoir 2010. Voici les récipiendaires des précédentes éditions: Karine Bernard (2004), Aude Maltais-Landry (2005), Judith Lussier (2006), Stéphanie Marin (2007) Amélie Daoust-Boisvert (2008) et Gaétan Pouliot (2009).

Le contexte économique a occasionné l’annulation des stages dans la plupart des quotidiens et autres médias. Voici que la bourse AJIQ-Le Devoir se démarque: offerte à tous les ans, elle constitue une chance unique pour les journalistes d’obtenir une expérience de travail d'une grande qualité.

Le jury était composé de Paul Cauchon et Dominique Reny, journalistes au Devoir, ainsi que de Stéphanie Lalut et Maxime Johnson, membres du conseil d'administration de l'AJIQ. Le journaliste de Radio-Canada, Jean-Hugues Roy a présidé le jury.

À propos de la bourse AJIQ – Le Devoir


La bourse AJIQ-Le Devoir fait partie intégrante de l'entente contractuelle intervenue en 2001 entre l'Association et le quotidien centenaire. Cette entente, qui reconnaît les droits d'auteurs et droits moraux des collaborateurs indépendants du Devoir, prévoit le versement de redevances sur les revenus tirés de la réutilisation de textes et d'éléments visuels sur des bases de données payantes, des livres en co-édition ou autres publications que la version imprimée du journal Le Devoir.

Renseignements :
Nicolas Langelier, président de l’AJIQ
(514) 288-5400

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11 juin 2010

Entente entre l'ERDC et Canwest

par Christian Leduc

L'Electronic Rights Defence Committee (ERDC) et deux divisions de l'entreprise Canwest sont parvenus à une entente dans le litige les opposant sur le respect des droits d'auteur de certains journalistes pigistes ayant travaillé pour The Gazette et dont les oeuvres ont été reproduites dans la base de données électroniques INFOMART.


L'ERDC a fait parvenir une série de documents à l'AJIQ afin de les transmettre à nos membres concernés par ce conflit. Vous trouverez ces documents à la fin de ce billet.


En somme, les propositions de règlements seront soumises pour étude et approbation à l’Honorable Juge Eva Petras, de la Cour supérieure du Québec. L'audience se déroulera le 12 juin 2010 à 9h00 à la salle 15.07 du palais de justice de Montréal.


Dans le cas de Canwest Global, la valeur de la réclamation est établie à 500 000 $. Pour Canwest Publishing, la valeur de la réclamation est plutôt de l'ordre de 8,5 millions de dollars.


Pour télécharger les documents:


1- Notice to members_2010-06-06 _CGCC LP_-FINAL APPROUVÉ_FRANÇAIS.pdf


2- Notice to members_2010-06-06 _CGCC LP__FINAL APPROUVÉ _ANGLAIS.pdf


3- Transaction Revised_2010-06-01_FINAL.pdf


4- Transaction with Canwest Publisihnig.pdf


Si vous avez une question entourant le litige, vous pouvez communiquer avec les trois personnes mentionnées à la fin du premier document.


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08 juin 2010

J'adhère à l'AJIQ avant le 1er juillet !

par Cécile Gladel

J’adhère à l’AJIQ maintenant parce qu'il faut toujours donner un deadline aux journalistes !


Puisque les journalistes ont toujours besoin d’un deadline avant de passer à l'action, on vous en donne un. Vous avez jusqu'au 1er juillet pour adhérer à l’AJIQ.


Notre objectif est d’obtenir 200 membres d’ici le 1er juillet. On vise des journalistes indépendants ou à forfait, des recherchistes, des photographes indépendants, des reporters, interviewers ou animateurs d'émissions d'informations, des bénévoles ou des étudiants en journalisme.


Pourquoi devenir membre ? Parce qu'il faut s’unir pour agir! S’unir pour améliorer la situation de tous les journalistes indépendants du Québec.


L’AJIQ est l’association qui vise à obtenir le droit à la négociation collective pour les journalistes (tarif de base, conditions justes et équitables ainsi que la protection des droits d’auteurs et moraux). Pour réussir, l’AJIQ a besoin du plus grand nombre de membres.


Alors, vous avez toujours pensé devenir membre, mais vous n’avez jamais pris le temps de remplir votre demande? C’est le moment de le faire, maintenant. Aidez-nous à atteindre notre objectif de 200 membres: - en adhérant à l'AJIQ: http://ajiq.qc.ca/formulaire-adhesion.pdf - en renouvelant votre adhésion: http://ajiq.qc.ca/renouvellement.php - en invitant vos collègues et amis à joindre l'AJIQ


Jetez un coup d’oeil" à notre vidéo sur la négociation collective. Voyez comment les gagnants des Grands prix du journalisme indépendant sont heureux d'avoir participé à une activité de l'AJIQ.



Vous n'êtes pas journaliste, mais souhaitez appuyer l'AJIQ ? Vous pouvez devenir membre sympathisant : http://www.ajiq.qc.ca/adhesion/demande-adhesion.php.


Un petit rappel
Voici plusieurs raisons d'adhérer, si vous n’êtes pas encore convaincus. 1-Pour faire partie d'un grand réseau de professionnels de l'information 2-Pour connaître d'autres journalistes, recherchistes, photographes qui vont référer leurs clients. 3-Pour me sentir moins seul quand on nous propose un contrat indécent 4-Pour faire partie de la solution : l'AJIQ travaille à obtenir la négociation collective pour les journalistes indépendants. L'AJIQ a déjà rencontré la ministre Christine St-Pierre et a participé à la Commission Payette à ce sujet.


"Voici quelques raisons de devenir enfin membre de l’AJIQ : http://www.ajiq.qc.ca/infos/20-raisons-detre-membre-de-lajiq.php.


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07 juin 2010

Deux vidéos pour immortaliser le gala des GPJI 2010!

par Marie-Josée Richard

Leslie Doumerc et Émilie Fondanesche ont travaillé fort cette fin de semaine pour vous offrir ces vidéos, de délicieux souvenirs de la soirée du gala des Grands prix du journalisme indépendant, cuvée 2010.




Pour ceux qui étaient présents, voici une merveilleuse manière de vous replonger dans l'ambiance festive de jeudi dernier. Pour ceux qui étaient absents, vous vous mordrez les doigts de ne pas avoir été parmi nous au Lion d'Or pour souligner l'excellence du journalisme indépendant. À coup sûr, tout le monde voudra bien être là pour la troisième édition, qui aura lieu l'an prochain.


La première vidéo vous plonge au coeur de la salle du Lion d'Or, avec sa centaine d'invités. Vous verrez les dames tournoyer devant la caméra, belles à croquer dans leurs robes de soirée!


La deuxième vidéo vous présente les 14 gagnants des GPJI 2010. Voyez leurs sourires éclatants: il y a de la joie ! Bravo à tous !


Vos commentaires sont les bienvenus sur le site de l'AJIQ.
Bon visionnement !


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Nous reconnaissons le soutien financier du gouvernement du Canada, par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP), du ministère du Patrimoine canadien pour les coûts reliés à ce projet.

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(514) 529-3105 (Boîte vocale)

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