Un espace de discussion sur le journalisme indépendant et l’AJIQ, sur les hauts et les bas du métier, ses bouleversements et son avenir.
MONTREAL, 31 Jan. - L'Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) est fière de lancer la quatrième édition des Grands prix du journalisme indépendant. Décernés à des journalistes pigistes du Québec depuis trois ans, ces prix récompensent la qualité des œuvres produites, que ce soit en presse écrite, en télévision, en radio, en photographie de presse, en illustration éditoriale, ou encore, en recherche.
Cette année, l'AJIQ innove en ajoutant trois nouvelles catégories au concours: article Web, article de quotidien ou d'hebdomadaire et article spécialisé. À l'écoute de ses membres, l'association ouvre donc les Grands prix aux journalistes indépendants ayant publié exclusivement sur le Net, dans un quotidien ou un hebdomadaire, ou encore, dans la presse spécialisée s'adressant à un public cible.
Parmi les autres catégories, on retrouve: reportage/essai, écrit; portrait/entrevue, écrit, critique culturelle, écrit; article d'opinion; reportage/entrevue/portrait, audio/vidéo; chronique, audio/vidéo; dossier de recherche, audio/vidéo; photographie de presse, illustration éditoriale, étudiant de l'année et relève. De plus, l'AJIQ remettra son Grand prix Reconnaissance à l'individu ou à l'organisation ayant contribué de façon exemplaire à la cause du journalisme indépendant.
Pour la quatrième édition du Gala, tous les journalistes indépendants du Québec, membres ou non, sont invités à soumettre leur candidature entre le 26 janvier et le 24 février. Pour s'inscrire, il suffit de remplir le formulaire disponible en ligne sur le site des Grands prix (gpji.ca). Vous pourrez également accéder, dans les prochaines semaines, aux biographies et témoignages des lauréats des éditions précédentes, ainsi qu'à une foule d'informations sur l'événement.
Le Gala se tiendra le 7 juin prochain au Lion d'or. Les grands gagnants y seront couronnés pour la qualité de leur travail et repartiront avec une bourse de 250$.
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Il vous reste seulement trois jours ouvrables, soit jusqu'au 30 janvier, pour soumettre votre candidature à la Bourse AJIQ-Le Devoir.
Le 30 janvier, prière de noter qu'aucun représentant de l'AJIQ ne sera disponible dans les locaux de la rue Marie-Anne pour recevoir les candidatures. Vous devez absolument envoyer votre candidature par la poste, le cachet sur l'enveloppe faisant foi.
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Il ne vous reste plus qu'une semaine pour soumettre votre candidature afin d'obtenir la Bourse AJIQ-Le Devoir, qui vous permettra de réaliser un stage de quatre semaines au quotidien de la rue de Bleury.
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Il vous reste deux semaines pour soumettre votre candidature à la Bourse AJIQ-Le Devoir. Vous vous demandez ce que cela apportera à votre carrière ? Quels sont les défis à relever au quotidien ? Voici ce qu'en dit la lauréate 2011 de la Bourse, la journaliste indépendante Bouchra Ouatik.
Qu'est-ce qui t'a poussée à soumettre ta candidature à la Bourse AJIQ-Le Devoir ?
J'ai postulé pour la bourse AJIQ-Le Devoir alors que je complétais un certificat en journalisme. Pour moi, ce stage était une façon de compléter l'apprentissage théorique de mes cours par une expérience sur le terrain, dans un média reconnu. De plus, comme j'étais préalablement spécialisée en sciences, je voyais ce stage comme une façon de pouvoir couvrir un éventail de sujets plus large. Aussi, Le Devoir est un journal que je lisais depuis quelques années, et que j'ai toujours apprécié pour sa couverture approfondie de l'actualité et pour son caractère indépendant.
Sur le plan professionnel, que t'a apporté le stage au Devoir ?
J'ai d'abord pu côtoyer une équipe de journalistes d'expérience, échanger avec eux, recevoir leurs conseils, observer de quelle façon ils travaillent. J'ai aussi pu couvrir un grand nombre de sujets dans plusieurs domaines - santé, éducation, société, etc. - et être publiée presque quotidiennement, ce qui est un apport extraordinaire à mon portfolio. Comme l'équipe du Devoir est plutôt petite, j'ai pu couvrir des sujets plutôt importants, pour une stagiaire.
Comment s'est déroulée ton intégration au sein de l'équipe ?
L'équipe du Devoir est habituée de recevoir des stagiaires et cela se voit dans leur attitude. À ma première journée, j'ai pu assister à une réunion de la rédaction, et les journalistes venaient me voir pour se présenter, et me donner des conseils. Je sentais que je pouvais poser des questions à mes voisins de bureau. J'étais supervisée plus directement par le directeur de l'information qui me donnait des assignations ou approuvait mes propositions de sujets à couvrir. Bien entendu, le rythme de travail d'un quotidien fait en sorte que les journées sont très remplies pour tout le monde, mais je suis pleinement satisfaite de l'encadrement que j'ai obtenu.
Qu'as-tu appris de la profession en côtoyant les journalistes du Devoir ?
En côtoyant les journalistes du Devoir, j'ai appris, entres autres, de quelle façon les journalistes d'un quotidien trouvent leurs pistes de sujets, les sources qu'ils suivent, etc. J'ai aussi pu observer comment les journalistes faisaient le suivi de leurs dossiers, en fonction des réactions à leurs articles ou des changements dans l'actualité. J'ai aussi eu l'occasion d'avoir des commentaires de membres de la salle de rédaction sur certains articles que j'ai publiés.
Sur quelle assignation as-tu préféré travailler ?
Vers la fin de mon stage, j'ai proposé de couvrir les élections tunisiennes vues d'ici, étant donné que les citoyens tunisiens à Montréal élisaient aussi des représentants localement. J'ai ainsi rencontré plusieurs candidats tunisiens établis à Montréal, ainsi que des citoyens tunisiens qui s'apprêtaient à voter. J'ai également tâté le pouls le jour de vote. Cette assignation fut particulièrement stimulante étant donné que j'ai pu discuter en profondeur avec des gens qui avaient vécu sous le régime Ben Ali, qui en avaient souffert, ou qui, au contraire, l'appuyaient. J'ai aussi pu aborder un sujet dont tout le monde parlait, les élections tunisiennes, sous un angle différent des autres médias.
Par rapport à ton quotidien de journaliste indépendante, qu'est-ce qui était différent ?
Dans mon quotidien de journaliste indépendante, je travaille généralement sur des projets de plus longue envergure (mensuel ou hebdomadaire). Le plus différent dans un quotidien est sans contredit le rythme de travail. La plupart du temps, au Devoir, j'ignorais le sujet à couvrir avant d'arriver au bureau, et les articles devaient être terminés avant la fin de journée. Cela implique de saisir rapidement l'essentiel du sujet, de trouver qui contacter pour obtenir de l'information complémentaire, et de rédiger le tout en quelques heures. Une autre différence est le fait de travailler dans une grande salle, où l'ambiance est souvent mouvementée, plutôt que seul, chez soi. C'est stimulant, mais il faut aussi apprendre à se concentrer malgré les distractions.
Quels sont tes projets présentement ?
Je travaille présentement au sein d'une télévision dite "participative", à Salon-de-Provence, en France, pour les quatre prochains mois, via l'Office franco-québécois pour la jeunesse. Mon mandat consiste à couvrir l'actualité locale en tant que vidéojournaliste, à animer des émissions d'informations, ainsi qu'à former des bénévoles au journalisme citoyen. Avant mon départ pour la France, je faisais de la pige magazine, principalement pour Québec Science, et de la radio à CIBL 101,5 Montréal. À mon retour à Montréal, je reprendrai mes projets et j'en entamerai de nouveaux !
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Plutôt que de prendre l'habituelle résolution en 2012 de maigrir, que diriez-vous cette année de prendre la résolution de relever un nouveau défi professionnel ? La Bourse AJIQ-Le Devoir pourrait représenter pour vous un excellent moyen de parvenir à cet objectif.
Vous trouverez ici le lien afin de voir comment vous pouvez soumettre votre candidature. Vous aurez jusqu'au 30 janvier 2012 pour le faire.
Rappelons que la bourse est offerte dans le cadre de l'entente contractuelle négociée par l'AJIQ, qui reconnaît les droits d'auteurs et droits moraux des collaborateurs indépendants du quotidien de la rue de Bleury.
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Nous reconnaissons le soutien financier du gouvernement du Canada, par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP), du ministère du Patrimoine canadien pour les coûts reliés à ce projet.
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(514) 529-3105 (Boîte vocale)
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