Un espace de discussion sur le journalisme indépendant et l’AJIQ, sur les hauts et les bas du métier, ses bouleversements et son avenir.
27 juin 2008
Marie-Josée Richard
Konrad von Finckenstein, président du CRTC, vient d’annoncer sa décision quant à l’avenir des nouvelles de la chaîne TQS. Il leur permettra de diffuser un minimum de nouvelles locales d’ici 2011, date à laquelle TQS devra renégocier son entente. Le CRTC mise donc à ce que le redressement de la chaîne permette à Remstar d’introduire par la suite un volume plus important de nouvelles. La télévision québécoise est-elle en train de faire fausse route?
Par voie de communiqué, voici ce que le président du CRTC avait à dire: "La détention d'une licence pour l'exploitation d'une station de télévision traditionnelle s'accompagne de certaines responsabilités et obligations, dont celle d'offrir aux téléspectateurs un niveau suffisant de nouvelles locales. La proposition de Remstar était loin de répondre à cette exigence. Dans ce cas, nous avons tenu compte de la situation financière précaire de TQS et nous permettrons, comme mesure à court terme et exceptionnelle, la diffusion d'une quantité réduite de nouvelles locales. Nous comptons bien que la situation de TQS se rétablira, ce qui lui permettra d'augmenter ce niveau d'ici trois ans." (
Source Infopresse)
Dans l’infolettre de la FPJQ cette semaine, c’est ce qu’on pouvait lire: «Montréal et Québec devront produire au moins 2 heures de nouvelles par semaine alors que les stations de Sherbrooke, Trois-Rivières et Saguenay devront produire une heure. Le réseau devra en outre diffuser au moins 30 minutes de nouvelles les samedi et dimanche.» TQS n’est donc pas tenu de diffuser un grand nombre d’heures vouées à l’information. Ceci a suscité bien de la déception chez les syndiqués.
Que pensez-vous de cette nouvelle? Est-ce que le CRTC a pris la bonne décision? Oui/non, pourquoi?
Image: Flickr
16 juin 2008
Marie-Josée Richard
Par André Dumont
L'été s'en vient. On annonce du temps chaud, parfois l'air sera lourd. Tout le monde prépare ses vacances. Nos journaux sont minces et certains magazines font même relâche. Ce n'est plus le temps de faire des «pitches» auprès de clients potentiels.
Avoir l'esprit "stratégie"...
Mieux vaut profiter de l'été pour penser «stragégie». Il suffit de se poser quelques questions. Vous verrez, les réponses viendront d'elles-mêmes, que ce soit les deux pieds dans la piscine, sous la douche ou lors d'une nuit à la belle étoile. Puis quand arrivera la fin août, vous serez fin prêt pour passer à l'action. En voici quelques exemples:
- Suis-je satisfait avec mes clients actuels? Lesquels voudrais-je éliminer? Par qui les remplacer?
- Parmi ceux que je souhaite conserver, y en a-t-il à qui je pourrais vendre encore plus d'articles? Peut-être même hausser mon tarif?
- Mon secteur d'activité (économie, science, santé, etc.) convient-il à mes attentes? Vaudrait-il mieux me diversifier, ou chercher d'autres clients dans mon secteur? Quels nouveaux clients cibler?
- Quelle bourse pourrais-je décrocher?
Se fixer des objectifs, par toutafix!
Une fois ces questions répondues, on se fixe des objectifs. Par exemple: entre septembre et décembre, je voudrais augmenter mon volume d'affaires de 25 % chez tel client, vendre un article à au moins deux nouveaux clients, dont un dans un nouveau secteur ou une autre région géographique.
Le simple fait d'avoir des objectifs précis augmente considérablement vos chances de les atteindre. En discutant avec d'autres pigistes (Vive les 5 à 7 de l'AJIQ!), vous en apprendrez un peu plus sur les clients ciblés. Peut-être certains d'entre eux se cherchent-ils du sang neuf? L'opportunité de rencontrer ces clients potentiels pourrait même survenir d'elle-même. En janvier dernier, je m'étais fixé comme objectif d'obtenir un magazine anglophone comme nouveau client. Par l'entremise d'un de mes clients existants, j'ai appris que le magazine que je ciblais cherchait un collaborateur au Québec. La suite fut des plus faciles!
Au-delà du «wishful thinking», il faut suivre un plan: lire les publications ciblées, dresser une liste d'articles à proposer et rédiger une ou deux propositions.
En somme, l'été, c'est fait pour rêver. À l'automne, on passe à l'attaque!
Et vous, quels sont vos truc pour décrocher et pour mieux rêver? Allez, on veut savoir, ne soyez pas gênés!
Image:
Flickr
09 juin 2008
Nicolas Langelier
Cela aura pris 18 ans de lutte, mais les réalisateurs de télévision québécois ont enfin gagné quelque chose qui fera l'envie de bien des journalistes indépendants: un contrat de travail collectif.
Un arbitre vient en effet d'imposer un contrat de travail aux donneurs d'ouvrage des réalisateurs, regroupés dans l'Association des producteurs de films et de télévision du Québec.
L'arbitre a reconnu que les réalisateurs, isolés, n'arrivaient pas à établir de rapport de force face aux producteurs––une situation que connaissent bien les journalistes indépendants.
L'entente prévoit notamment une rémunération minimale, des redevances liées aux droits de suite, la reconnaissance du statut et de l'autorité des réalisateurs ainsi qu'une contribution des producteurs à un régime de retraite et à un régime d'assurances.
De quoi donner espoir aux journalistes indépendants, qui mènent un combat similaire au sein de l'AJIQ depuis maintenant 20 ans.
06 juin 2008
Marie-Josée Richard

Durant une entrevue, le journaliste ne doit pas avoir en travers de son chemin ses angoisses, ses opinions personnelles ou ses préjugés. Mais de l’autre côté, il ne peut pas non plus les nier. Il doit plutôt tâcher de les voir surgir. En être conscient permet de bien les gérer et de demeurer attentif à ce qui se déroule à l’avant-scène. Avoir fait son ménage intérieur permet d’être plus présent face à ce qu’a à dire son interlocuteur. Vous découvrirez que «être zen» peut s’avérer être très «payant».
Voici cinq conseils pratiques pour être une meilleure «personne» en entrevue :
1) Effacez-vous. En aucun cas, devrait-on dire ce que l’on pense. Laissez votre ego de côté. Carole Beaulieu, rédactrice en chef de L’actualité, décrit l’attitude du journaliste comme étant une «neutralité professionnelle intéressée». L’entrevue, ça n’est jamais à propos de vous, mais à propos de votre interlocuteur. Ne l’oubliez jamais.
2) Apprenez à aimer le silence. Après avoir posé une question, fermez-vous le clapet et patientez! Il est parfois étonnant de voir surgir des révélations choc en attendant plusieurs secondes, voire une minute. Certaines personnes ont besoin de temps pour réfléchir à des événements passés ou pour organiser leur pensée. Dès qu’ils s’ouvrent la bouche, écoutez!
3) «Sortez de la boîte» a confié Carole Beaulieu lors de sa conférence sur L’Art de l’entrevue lors du dernier congrès de la FPJQ en novembre dernier. «N’hésitez pas à poser des questions qu’on ne leur a jamais posées». C’est ainsi que jailliront des bijoux de confidences. La clé, c’est de se faire confiance.
4) Montrez-vous ouvert, mais ferme. Bien que vous ayez rédigé un plan d’entrevue, demeurez flexible si l’entretien prend une direction que vous n’aviez pas prévu. Cependant, si on s’écarte du chemin, c’est à vous de ramener votre interlocuteur dans le vif du sujet. Ne le laissez pas prendre le large!
5) Soyez conscient des messages non verbaux que vous envoyez. Vous froncez les sourcils, vous tapez du pied, vous soupirez, vous n’arrêtez pas de regarder l’heure?
En somme, au-delà des techniques d’entrevue, il y a qui nous sommes, en tant que personne, avec nos qualités, défauts, opinions, préjugés, etc. Ne pas les voir, ce serait une grande faiblesse. Faites-en votre force.
«Si être c’est penser tout court, dire c’est penser tout haut et faire dire c’est penser tout bas» peut-on lire au début du livre Faire dire. Et vous, quels sont vos trucs pour développer votre savoir-être?
Pour perfectionner vos techniques d’entrevue:
Faire dire – L’interview à la radio-télévision, par Claude Sauvé en collaboration avec Jacques Beauchesne, préface de Jacques Languirand, éditions Les Presses de l’Université de Montréal, 2000, 247 pages. (Disponible à la Bibliothèque nationale)
Images: Dreamstime
02 juin 2008
Marie-Josée Richard
On dit que les voyages forment la jeunesse; ils apportent maturité et ouverture d’esprit. Ça peut aussi être un bon moyen pour décrocher de son train-train quotidien et qui dit, peut-être une opportunité pour réaliser quelques clichés et dénicher des sujets originaux pour un article inédit! Voici 3 ji qui s’envolent cet été vers d’autres contrées…
Mariève Paradis a choisi l’Asie…
«Après un périple de trois mois en Chine l'automne dernier pour suivre mon copain qui y travaillait, j'y retourne... Non pas comme de nombreux journalistes pour les Jeux Olympiques mais bien pour découvrir une région très intéressante... Le Yunnan. Il s’agit d’une province à l'ouest de la Chine, très peu développée, fascinante pour ses paysages féeriques, ses montagnes enneigées et sa population, i.e. des peuples autochtones qui ont des coutumes traditionnelles très différentes... Pendant 12 jours, mon copain et moi parcourrons les montagnes du plateau tibétain, pour monter jusqu'à une hauteur de 4000 mètres! Un beau défi et surtout une occasion de faire le plein de photos fantastiques!
Pour les curieux qui veulent apprendre un peu la langue, je suggère le site suivant: http://chinesepod.com/
Vous pourrez suivre mes aventures chinoises du 20 juin au 14 juillet à l'adresse suivante: www.marieveparadis.quebecblogue.com »
Maxime Johnson : « Stockholm, here we come ! »
«Un ami et moi allons passer trois semaines à Stockholm en Suède. Le but de notre voyage? Vivre d'aventures suédoises et dormir chez l'habitant… qu'on prévoit rencontrer sur place! Le voyage sera improvisé du début à la fin: on ne veut pas suivre de guide touristique, mais plutôt se laisser influencer par les Suédois. Anders et Bjorn vont passer un weekend à Lund? Il leur reste de la place dans leur voiture? On embarque avec eux! Lund est une ville vraiment géniale? Au diable Stockholm, c'est là qu'on termine notre voyage!
Malgré les apparences «broches à foin» nous serons biens outillés: téléphone portable suédois pour permettre aux Stockholmois de nous rejoindre, mini sacs de couchage pour les nombreux canapés qui nous attendent, et même complet veston cravate (pour les autres sortes de canapés!).»
Marie-Josée Richard : le Yukon, pour qui aime le frett
«J’avais songé aller avec mon copain au Mexique, mais après avoir parlé à quelques amis(es) de mon projet, j’ai vite changé d’idée. C’est que je ne tolère pas la chaleur et là-bas, en plein été, il peut faire 30-35 degrés le matin et je ne vous parle pas du taux d’humidité. Pour moi, ça a été assez pour me faire déchanter. Voilà pourquoi on a plutôt opté pour un territoire du nord-ouest, le Yukon. Eh oui, températures fraîches et nuits ensoleillées sont à prévoir… Vers la fin juillet, le soleil ne disparaît de l’horizon qu'aux alentours de onze heures et quelques; la pleine noirceur ne couvre donc le ciel que vers minuit! Rivières, montagnes, lacs, je vais aller faire le plein d’air et de plein air! Une amie d’enfance habite à Whitehorse depuis près de 3 ans… C’est une bonne opportunité pour aller la visiter et aller canoter dans les alentours! À mon retour, je prévois m’arrêter à Vancouver quelques jours.»
Si vous allez aux États-Unis cet été, n'oubliez pas qu'il vous faut à présent votre passeport pour traverser la frontière. Autre conseil, n'oubliez pas que le prix des vols peuvent changer jusqu'à trois jours avant le décollage... donc prévoyez-vous un coussin ($) au cas où votre billet vous coûterait quelques dollars supplémentaires à cause de la hausse du baril de pétrole!
Surveillez les photos et les commentaires de voyage de nos amis journalistes-voyageurs vers la fin de l’été sur le profil de l’AJIQ sur Facebook.
Et vous, quels sont vos projets pour l’été?
Images: Flickr
1- Lac Lashihai, Lijiang, Yunnan, Chine
2- Shooters de glace à Stockholm
3- Yukon