
Êtes-vous une pieuvre accomplie? À chaque bras, sa tâche…
1) Être un pro des nouveaux médias : Internet, Blackberry, cellullaires.
2) Avoir un blogue ou maîtriser l’art d’écrire une chronique au jour le jour…
3) Être capable de faire du reportage en image – ceci insinue aussi d’être capable de faire de la retouche d’images.
4) Écrire un article rapido-presto, puis en faire un topo radio
5) Écrire un article rapido-presto, puis en faire un topo vidéo
6) Être doué en recherche en tous genres et en archivage
7) Faire de la mise en ligne / comprendre un site web / avoir quelques notions de html
8) Être capable de proposer des sujets et des nouvelles, recycler des textes, rejouer avec les titres et les chapeaux…
* À noter, la pieuvre possède bien entendu un ordi portable pour faire ses mises à jours de n’importe où, n’importe quand (lire 24 heures sur 24)… toujours prêt!
Vous sentez-vous outillés pour prendre ce virage?
Quelle(s) formation(s) auriez-vous besoin pour être à la page?
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Être journaliste=devenir une pieuvre de l’information? J’ai relevé quelques textes qui ont traité dans les derniers mois de ce virage qu’est en train de prendre la profession. Voici quelques pistes de réflexion…
Suite au congrès de la FPJQ en novembre dernier, le journaliste Daniel Lemay de La Presse a signé un article «Qui est journaliste?»
"L'émergence des «multiplateformes», par ailleurs, presse le journaliste traditionnel à se faire photographe ou caméraman, quand ce n'est pas monteur ou preneur de son. Inversement, le caméraman pourrait trouver avantage à parfaire ses techniques d'entrevue et de reportage. Ce mélange des genres, évidemment, ne va pas sans effet sur la formation, la répartition des tâches et le contrôle de la qualité. Sans parler de la diversité des sources, un grand cheval de bataille de la fédération."
Paul Cauchon du Devoir s’est adressé en ces mots à Christiane Dupont, pour le Projet J :« La convergence, dit-il, c'est souvent, pour les entreprises, une façon de réduire les coûts et de faire travailler encore plus les artisans de l'information à moindre frais. Il faut que tout le monde en soit conscient et il faut aussi que les futurs journalistes soient capables de défendre leurs droits dans cet univers. Mais il ne faut pas se fermer les yeux non plus: on va de plus en plus demander aux journalistes d'être plus polyvalents, de savoir conjuguer l'information sur plusieurs supports. Personnellement, ajoute Paul Cauchon, j'ai un sérieux malaise à ce que la même personne fasse à la fois de l'écrit, du son, de la vidéo. Ce sont souvent des approches très différentes, qui exigent une maîtrise technique différente. »
Dans ce même texte, Louis Poirier, responsable du certificat en journalisme à la Faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal, s’interrogeait: "Est-ce que ce genre de journaliste hyper polyvalent existe ? Est-ce que l’employeur fabule en pensant qu’un journaliste débutant possède toutes ces compétences à sa sortie de l’université et maitrise les moindres subtilités des différents médias ? Parle-t-on d’un super journaliste ou plutôt d’un super technicien?"
Pour en savoir plus:
Savoir tout faire et plus encore
Image: Flickr
Catégories: Conseils, Le blogue
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Stéphane W. | 27 mai 2008 à 18h26
À lire aussi cet article t : Un journalisme de re-médiatio
http://novovision.free.fr/spip.php?article352