Le blogue

02 mai 2008

Petite incursion dans le monde de la déontologie journalistique

par Marie-Josée Richard



Quand on parle du code de déontologie du journaliste, de quoi est-il question au juste? Dans un premier temps, on peut se référer au code de déontologie adopté par la FPJQ dans les années 90. Vous pouvez bien prendre quelques minutes pour le lire; il ne fait que 10 pages. Oui, je sais que vous l’avez déjà lu; ça n’est que pour vous rafraîchir la mémoire!

Selon Marc-François Bernier, professeur en communication et journalisme à l'Université d'Ottawa et auteur de Éthique et déontologie du journalisme, publié aux éditions Les Presses de l’Université Laval en 2004 (un excellent livre que je recommande fortement), le code de déontologie du journaliste, c’est ni plus ni moins le devoir professionnel du journaliste envers l’intérêt public.

Le travail du journaliste doit être empreint «de vérité, de rigueur et d’exactitude, d’intégrité, d’équité et d’imputabilité» comme l’écrit l’auteur. Ceci renvoie aussi à la liberté de presse: pas de censure. Le journaliste, y compris le journaliste indépendant (que j’annoterai par ces deux lettres à l’avenir: ji), ne doit pas avoir de parti pris politique ou économique (lire pot de vin), ni d’avoir d’intérêt pour un particulier ou une entreprise.

«Le journaliste doit rester à la fois modeste, fier, compétent et discret, indépendant et fidèle à la confiance que lui accorde le public.» indique Dominique Wolton, directeur de recherche au Conseil national de recherche scientifique en France (CNRS) et directeur de la revue Hermès de l’Université Laval en préface du livre de M. Bernier (à ne pas confondre avec Jean Bernier du rapport Bernier de 2003).

Si un journaliste déroge de son code de déontologie, il se tire dans le pied. Mais ça n’est pas tout; il discrédite du même coup les autres journalistes car il salit l’image de la profession. En d’autres mots, il nous fait de la mauvaise presse!

Vous portez fièrement le titre de journaliste indépendant (ji)? Vous avez une responsabilité. Vous ne pouvez pas accepter n’importe quel contrat ou mandat. Si ce que l’on vous propose ne vous paraît pas blanc comme neige, n’hésitez pas à contacter le CA de l’AJIQ. On étudiera la question avec vous; on est là pour ça. Onze cerveaux valent mieux qu'un!

Catégories: Conseils, Le blogue

 

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