Bulletin L’Indépendant
juillet 2009
C’t’une fois une grande blonde...
Par Alexis De Gheldere
Impossible
d’y échapper. Dans un couloir du Cégep ou au sortir d’une librairie de
livres usagées rue St-Denis. Dans un lancement, une exposition ou un
café. À force de se croiser, on a fini par croire qu’on se connaissait
depuis toujours et l’impression est demeurée. Résultat : il nous est
encore aujourd’hui impossible de savoir comment ce lien d’amitié est né.
Être à l’aise et mettre à l’aise les gens qu’elle rencontre, voilà sans
doute l’une des plus grande qualité de ce phénomène appelée « tornade
blonde » ou, plus simplement, Émilie Dubreuil. Curieuse, attirée par
l’autre, le métier de journaliste s’est naturellement imposé à elle
comme une extension de sa personnalité. « La vie est une table de
billard et tu finis par entrer dans le bon trou, non sans quelques
rebonds à gauche et à droite, raconte celle qui est passée par une
maîtrise en littérature avant d’enchaîner (en un temps record) des
piges au Voir et à La Presse, puis un stage d’un mois à la radio de
Radio-Canada. Huit ans plus tard, elle arpente toujours les couloirs
(non seulement radio, mais aussi télé) du temple de la rue
René-Lévesque. Et elle continue ses piges écrites, notamment pour
Châtelaine.
Sa chance, elle l’a eue (et elle l’a surtout faite)
à Macadam Tribus. C’est là qu’elle s’est rendue compte qu’elle était un
animal radio. Une fois installée dans son écosystème médiatique
naturel, elle a régalé ses auditeurs avec des sujets plus hétéroclites
les uns que les autres. En cinq ans, son tableau de chasse comprend des
messes tupperware (où les nouveaux produits ont un statut identique aux
grandes stars du rock’n roll), des pique-assiettes (ces gens qui
mangent chaque jour à même les buffets destinés aux événements
culturels tels les lancements) et à peu près tout ce qu’on peut
imaginer (ou non).
Car elle s’intéresse à tout! Arrêtez-là
quelqu’un! Non, non, surtout pas, laissez-la courir, encouragez-la
même, à continuer à s’intéresser à tout et à rien avec tant de feu!
Cela
lui permet de faire dans le sérieux également, comme on a pu le
constater ces dernières années (quelle capacité d’adaptation
incroyable!) alors que sa voix (plus neutre tout-à-coup) résonnait au
Téléjournal, entre autres pour des scoops concernant les écoles juives
sans permis et les rencontres improbables via Internet d’Autochtones
québécois et de Musulmans marocains, rencontres qui parfois mènent au
mariage.
Merci de continuer à toujours m’étonner et à me
rafraîchir, chère Émilie. Merci aussi de faire mentir le stéréotype de
la belle grande blonde insipide!
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