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Par Anne Marie Parent Le secteur Alliance Internet de l'organisme sans but lucratif québécois Alliance numérique, fondé en 2001, organisait le lundi 29 juin la table ronde «Internet et médias imprimés - Quel avenir pour les médias imprimés à l’heure de la mobilité et du web 2.0 ?». L'entrée était gratuite et la soirée, prometteuse, mais le débat a très peu porté sur la place des journalistes, pourtant fournisseurs de contenus. Les échanges étaient animés par Sébastien Provencher, de Praized Média. Les panélistes étaient Bruno Boutot, cofondateur d’Infopresse et stratège communauté Internet, Jean-François Codère, journaliste, rueFrontenac.com, Patrice-Guy Martin, rédacteur en chef, Direction informatique, Robert Duhamel, directeur, Gesca numérique, et Patricia Tessier, vice-présidente, marketing pour le Québec, Corporation Sun Media. Constats: malgré les revenus des médias en baisse, les fermetures de journaux, les coupures, par exemple La Presse du dimanche, les conflits de travail et les mises à pied, les journaux qui continuent de publier ont établi une marque de commerce de confiance grâce à leur crédibilité et à leur longévité (125 ans à La Presse). Certains médias imprimés ayant une présence en ligne ont même vu leur nombre de lecteurs augmenter grâce à Internet. Par contre, le marché des annonceurs est très compétitif: si on a le choix de faire du placement média dans quelque 3 ou 4 journaux imprimés au Québec, la plateforme est infinie sur le Web, ce qui dilue la galette publicitaire entre tous les sites d'information, les médias et les blogueurs. Il faut donc fidéliser la clientèle et lui donner le goût de venir régulièrement sur son site. Pas facile à faire: les habitudes ne se changent pas rapidement. Immobilisme. Problème de culture, de génération et d'ouverture d'esprit. Les entreprises du Québec n'innovent pas assez et ne sont pas assez présentes sur le web. D'un autre côté, les gens ne consultent pas encore assez Internet. Seraient-ils prêts à payer pour avoir du contenu de qualité? Oui. Il faut cibler ces personnes et leur proposer des modèles d'affaires novateurs pour générer des revenus; la publicité n'est pas la seule solution. Abonnement aux archives, droit d'interagir à des textes en ligne seulement si on est membre payant... Ce n'est pas rentable, de donner le contenu. Il faut oser expérimenter et pas juste attendre après ce que les Américains feront avant nous. Le rôle à jouer des téléphones cellulaires est très important: de plus en plus d'information est accessible de façon mobile. Mais on a encore besoin des deux types de médias: traditionnels (imprimés) et la nouvelle technologie (Internet et cellulaire). Les deux sont nécessaires. |
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