Vous serez peut-être étonnés de l'apprendre, mais le métier de recherchiste n'a pas de reconnaissance juridique. Conséquence: les recherchistes pigistes et contractuels sont livrés à eux-mêmes.
En juillet 1993, l'AJIQ et la SARDEC (Société des auteurs, recherchistes, documentalistes et compositeurs) ont tous deux déposé une demande à la Commission de reconnaissance des associations d'artistes. Objectif: démontrer que les recherchistes sont des artistes... parce qu'ils sont, au sens de la loi sur les associations d'artistes, des créateurs de ces contenus qu'on peut voir sur le petit et le grand écran.
S'ils obtiennent ce statut, les recherchistes deviendront, au Québec, les premiers pigistes de l'information à détenir une reconnaissance juridique de leur existence, et à ainsi pouvoir se prévaloir d'une forme de "convention collective".
Depuis mai 1994, les audiences de la Commission se succèdent... lentement. Très lentement.
(Première publication: L'indépendant, janvier 1995. Toute reproduction de ce texte est autorisée et encouragée... si l'auteur est d'accord.)
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