L’envie d’écrire
Par Maxime Johnson
Après deux années passées comme
chef de section au Magazine Jobboom, Corinne Fréchette-Lessard redécouvre ses
anciennes amours : profiter des libertés de la pige et du travail à la
maison, regarder les passants par la fenêtre et, surtout, écrire.
« Quand les gens de Jobboom
m’ont approché pour travailler chez eux en 2007, je sentais que j’étais rendue
à cette étape dans ma carrière. Je comprenais bien comment écrire un article,
mais je manquais de vision sur ce qu’était un magazine dans son ensemble. La
conception, le traitement visuel, la mise en page, ce ne sont pas des choses
auxquelles on a accès seule chez soi. J’étais curieuse de voir comment cela
fonctionnait », se rappelle-t-elle.
Même si elle était déjà une
excellente journaliste (pour le Magazine Jobboom, mais aussi pour le magazine
anglophone Strut et pour le site Web de l’Actualité), avec l’une des plus
belles plumes du milieu, ces deux années lui ont beaucoup apporté. « Ça
m’a aidé à mieux comprendre la structure des textes, à améliorer mes relations
avec mes clients, avec les interviewés et avec mes pairs », juge-t-elle.
Après deux ans de cubicule par
contre, l’appel de la maison et du changement s’est fait entendre.
Retour à la pige
La transition de la Tour de la
Bourse au Mile-End s’est déroulée plutôt en douceur pour Corinne. «J’ai
retrouvé les choses un peu comme je m’en souvenais, explique-t-elle. Je
redécouvre le travail à la maison, avec les mêmes avantages et les mêmes
inconvénients qu’à l’époque ».
En plus du journalisme, Corinne
continue de faire de la rédaction en chef, mais à la pige, notamment pour des
publications annuelles des Éditions Jobboom. «J’aime relire les articles et
m’assurer que l’on transmet le plus d’informations dans un texte le plus
cohérent possible. En plus, ça varie mes journées », ajoute la
pigiste.
Même si le monde du travail
demeure son principal gagne-pain, Corinne n’estime pas avoir de spécialité ou
de thème de prédilection.
« Je suis ouverte à tous les sujets, car ce que j’aime, c’est
d’abord raconter des histoires et écrire sur ce que les gens vivent, résume-t-elle. C’est d’ailleurs ce qui
m’a mené vers le journalisme : l’envie d’écrire ».
Deux fois plutôt qu’une,
pourrait-on rajouter.
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