Bulletin L’Indépendant
avril 2010
L’indépendance à un prix
Par Étienne Côté-Paluck
Il s’est fait offrir plusieurs emplois auprès de magazines ou de sites web importants. Il les a tous refusés. Il préfère sa vie de pigiste.
À titre de journaliste indépendant,
Maxime Johnson a adopté une vie de rêve. Spécialiste des nouvelles technologies, il voyage chaque année à Las Vegas, Taïwan ou San Diego pour assister aux plus importantes conférences sur le sujet.
Peu rentables à court terme malgré qu’il y soit parfois invité, ces voyages professionnels lui permettent de mieux connaître ses sujets et surtout de développer un réseau de contacts dans cette industrie principalement étrangère.
Il réussit ainsi à partager régulièrement des informations de première main avec des journalistes états-uniens ou un site web taïwanais.
Un simple appel auprès du responsable d’une compagnie productrice de clés usb rencontré l’année précédente permet ainsi de mieux contextualiser l’annonce à l’emporte-pièce d’un relationniste. Il visite aussi parfois les usines de produits technologiques et peut voir (et toucher!) les nouveautés qui ne nous arriveront que l’année suivante.
«Ça me permet d’être beaucoup plus pertinent dans mes analyses que de seulement prendre connaissance des infos sur le web», ironise-t-il.
Suite à des études en micro-biologie, il se tourne vers le journalisme. Il s’est par la suite spécialisé dans les sujets portant sur les nouvelles technologies, car ce sujet lui donne «moins l’impression de travailler».
La spécialisation est un atout, soutient-il, mais à condition qu’il demeure une passion. Faute de quoi, le travail de tous les jours devient redondant.
Maxime Johnson refuse la plupart des offres d’emploi pour mieux profiter de la tranquillité d’esprit de son appartement, éviter les heures de pointe, bien manger le midi, mais, surtout, conserver son indépendance journalistique et ne pas écrire sur des sujets qui l’emmerdent. L’indépendance a un prix, mais, selon lui, elle en vaut grandement la chandelle.
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