Bulletin L’Indépendant

janvier 2009

Pigistes inspirants : Julie Calvé

Solitaire et bien entourée

par Anick Perreault-Labelle

Julie Calvé travaille à la pige comme journaliste et recherchiste depuis une dizaine d’années. Ses principaux clients? Une pilule, une petite granule, à Télé-Québec, et Culture Montréal. La bachelière en sociologie - qui a aussi un certificat en journalisme - a déjà refusé des offres d’emploi pour rester à la pige. Et, maintenant, choisit ses clients.

Qu’est-ce qui te plaît dans la pige?

Je fais deux journées en une quand je suis à la maison. Je ne perds pas de temps avec les transports ni les réunions. Chez-moi, il y a aussi moins de distractions que dans un bureau rempli de gens! Par ailleurs, être ma propre patronne me procure des horaires plus souples : je peux garder mes enfants s’il le faut ou prendre congé un vendredi.

Décris-moi un mois typique dans ta vie de pigiste.
J’alterne entre des périodes moins occupées, qui sont plus ou moins choisies, et des périodes où j’ai trop de contrats. Je me tape alors des semaines de 45 à 50 heures bien tassées.

Travailles-tu beaucoup pour fidéliser tes clients?
Non. Je fais une bonne job, c’est tout. Il y a certains clients que je ne veux pas fidéliser! Ceux qui ne me paient pas bien ou ne semblent pas apprécier mon travail, par exemple.

Fais-tu des efforts pour trouver de nouveaux clients?
Non. Les contrats viennent facilement. Je fais même le tri dans les offres que je reçois, quitte à travailler un peu moins pendant un temps. Les boîtes de production forment un petit milieu et j’ai un gros réseau. Même quand je change de client, j’ai toujours l’impression de travailler avec la même équipe!

Que lis-tu, en plus de ce que tu dois lire pour remplir tes contrats?
Je lis les quotidiens à tous les jours. Mais j’ai lâché les magazines. J’en ai tellement lu que maintenant j’ai l’impression de voir les mêmes articles qu’il y a quelques années! J’aime beaucoup les romans, par contre, surtout les polars.

Gagnes-tu un revenu annuel digne de ce nom?
Oui, mais ça pourrait être mieux. Mon gros avantage est de travailler à la télévision. C’est beaucoup plus payant que le magazine! Il y a un gros travail à faire pour valoriser l’effort de l’écriture.

 

Commentaires: 1

maryse | 16 janvier 2009 à 15h53

Bravo à cette journaliste/recherchiste qui sait ce qu'elle veut!!! :)

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