Bulletin L’Indépendant

octobre 2008

Pigistes inspirants : Julie Leduc

Par Anick Perreault-Labelle

Julie Leduc est journaliste indépendante depuis huit ans et elle ne manque pas de travail. À chaque mois, elle signe un article et une chronique dans Coup de pouce, coordonne la section «Secteurs en vedette» de Jobboom et révise des textes pour les Éditions Jobboom.

C'est pour mieux concilier sa vie professionnelle et sa vie de famille qu'en 2000 Julie a opté pour la pige. «J'étais journaliste-rédactrice à la salle de nouvelles du Réseau de l'information (RDI) et j'avais un horaire très difficile : je commençais extrêmement tôt le matin et je devais être présente les fins de semaine et les jours fériés.» Bref, il restait peu de temps à cette jeune mère de famille pour prendre soin de son fils ou même se reposer.

Julie planifiait être pigiste seulement quelques années, le temps que les garçons grandissent. Mais, au fil des mois et des années, elle s'est mise à aimer cela! Même si ses fils ont tous deux l'âge d'aller à l'école, elle continue donc à travailler à la maison. «Ce qui me plaît, c'est la liberté que j'ai de maîtriser mes horaires. Je peux décider de ne pas travailler un vendredi après-midi parce qu'on part pour la fin de semaine, par exemple. Je contrôle aussi ma charge de travail : je n'accepte pas systématiquement tous les contrats qu'on me propose», précise-t-elle.

Quand elle est devenue devenir travailleure autonome, Julie a d'abord contacté le magazine Jobboom. «J'avais déjà collaboré eux et, quand je les ai appelés, ils m'ont immédiatement confié un gros dossier», dit-elle. La collaboration, fructueuse, n'a jamais cessé depuis. Décrocher des contrats comme réviseure aux Éditions Jobboom ne lui a guère demandé plus de démarchage! «J'ai mentionné à la rédaction de Jobboom que c'est quelque chose qui me tentait et ils m'ont essayée», dit-elle. Comme ça c'est bien passé, elle a continué à se faire proposer des contrats de révision.

En fait, Julie dépense peu d'énergie pour trouver de nouveaux clients. «J'ai envoyé mon curriculum vitae à Coup de pouce parce qu'ils sollicitaient des pigistes. Travailler pour ce magazine, c'est du bonbon pour moi! Les sujets que je traite, comme la famille, sont près de mes préoccupations personnelles», dit-elle. Cette maman dans la trentaine avoue ne pas lire beaucoup en-dehors des heures de travail. «Je lis La Presse à tous les jours, mais sinon, je lis surtout des romans et des magazines féminins. Et Jobboom, bien sûr!»

Son principal défi? Mieux gagner sa vie. «J'aimerais être payée à la hauteur de mes compétences. Au mieux, même quand mes tarifs augmentent, j'obtiens 10 $ à 15 $ de plus par feuillet : ce n'est pas cela qui va me donner 10 000 $ de plus dans mes poches à la fin de l'année!», dénonce-t-elle. Ceci dit, Julie pose des gestes concrets pour hausser la rémunération des journalistes à la pige. Quand elle commande un dossier difficile pour la section «Secteurs en vedette» du magazine Jobboom, par exemple, elle essaie d'obtenir un tarif au feuillet plus généreux auprès de la rédaction.

«Pour gagner plus, il ne faut surtout pas mettre l'accent sur la vitesse au détriment de la qualité, dit-elle. Il faut plutôt aller chercher des contrats plus rémunérateurs et négocier de meilleurs tarifs» tout en reconnaissant de pas être très active à ce niveau-là. Faire un travail de qualité garantit qu'on se fera rappeler et augmente les possibilités que les demandes d'un meilleur tarif soient acceptées. Même si cela ne rapporte que 10 $ ou 15 $ de plus par feuillet!

 

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