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Par Pascal Filotto, secrétaire du STIJM Depuis le début de notre conflit, il s’est dit beaucoup de choses sur la place des pigistes au Journal de Montréal et la position du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal (STIJM) à leur endroit. Dans la guerre que nous a déclarée Quebecor en octobre dernier, quelques balles perdues ont atteint des cibles que nous ne souhaitions pas blesser, et nous le regrettons. Cela dit, à notre humble avis, les enjeux de ce conflit dépassent largement les murs de notre ancienne salle de rédaction. Le nouveau plan d’affaires de Quebecor Media, basé sur une précarité tout aussi illimitée que sa convergence, menace toute notre profession. C’est dans ce contexte que le STIJM a entrepris de rétablir le dialogue avec l’AJIQ. Nous avons offert notre aide et notre collaboration à vos représentants afin de pouvoir faire front commun sur les questions qui nous touchent tous. Disons les choses franchement, le STIJM peut difficilement améliorer de lui-même le sort des pigistes et ce n’est pas sa principale mission. Nos principaux objectifs demeurent la défense des intérêts de nos membres et la protection des grands principes que la société québécoise s’est donnés au fil des ans pour encadrer le métier de journaliste. Il arrive parfois que dans cet exercice, nous ayons des intérêts «convergents» avec ceux des journalistes pigistes et il est ainsi faux de dire que notre syndicat n’a jamais rien fait pour eux et ne s’intéresse pas à leur sort. En 2001, nous avons tenté de syndiquer les collaborateurs spécialisés du Journal, initiative contre laquelle notre employeur s’est battu bec et ongles. Plus récemment, nous avons tenté d’aider les collaborateurs pigistes du Journal à s’organiser et à résister lorsque les odieux contrats de cession de droits de Quebecor ont fait leur apparition chez nous. Nous avons aussi rencontré, à leur demande, des journalistes d’un hebdo de Quebecor qui demandaient notre aide par rapport à ces mêmes contrats que nous avions réussi à bloquer lorsque la direction du Journal a essayé de les faire signer à nos chroniqueurs syndiqués. Nous sommes conscients des difficultés qu’ont les pigistes à se mobiliser, un fait que ne manque pas d’exploiter Quebecor dans l’implantation de ses plans d’affaires. Ça peut sembler bête et simpliste dit comme ça, mais il est clair que si personne n’acceptait de signer les contrats de cession de Quebecor, ils n’existeraient tout simplement pas. Nous vivons une période charnière pour notre industrie. Nous pensons humblement que notre négociation pourrait préciser en bonne partie comment le métier de journaliste s’exercera au Québec dans les prochaines décennies et ce, peu importe les plateformes. La question des droits d’auteur, celles des cachets et de l’espace rédactionnel consacrés aux pigistes sont autant de dossiers pour lesquels nous pouvons nous consulter et concocter une approche commune. C’est ce que nous avons offert à vos représentants. |
Wow!
Dernière constatation du bâillon de la STIJM, je viens d'essayer de donner mon opinion sur un des sujets et mon IP est bloqué...
Ça porte à penser, quand on pense que la CSN défend des droits comme la liberté de parole ou d'opinion.
Comme quoi ont apprends de nos employeurs au même titre qu'un enfant apprend de c'est parents, les journalistes du STIJM ce plaigne de vivre des frustrations parce qu'ils ne peuvent parlez ou faire les choses comme ils veulent et qu'ils doivent ce plier aux volontés de leurs employeurs.
Et maintenant ils font pareil avec les opinions sur leurs médias....
M. Cormier
Votre cas est particulier et vous ne l'expliquez pas en entier, il est difficile de comprendre.
Par ailleurs, je ne comprends pas votre deuxième message, car vous vous dîtes bâillonner? Mais ou ? Pas sur notre site ?
Sur le site de Frontenac, je n'ai pas le droit mettre mes opinions ont as bloquer mon IP!
La vraie liberté d'expression!
Es-tu pigiste P. Cormier? Si oui, ça doit coûter un gros moton pour payer les correcteurs!
Je suis photo-Journaliste, je ne suis pas journaliste écris, je sauve sur les correcteurs!
© Tous droits réservés, Association des journalistes indépendants du Québec
1124, rue Marie-Anne Est, bureau 12
Patrick Cormier | 17 mars 2009 à 08h53
Les propos du STIJM sont très beaux, mais dans la vraie vie, sur le terrain ils ne sont pas les mêmes.
J'ai suis dans la précarité maintenant et je peux mettre 90 % du blâme sur le bâillon que les gens du STIJM m'ont mis au visage et sur celui de plusieurs pigistes.
Je suis d'accord que l'entente de partage des textes et des photos ne devrait pas exister, certes nous devrions tous être de votre côté, certes les gens devraient vous appuyer.
Mais nous avons aussi des familles à nourrir et nous nous n’avons pas de fonds de grève nous. Et l'argument servit par certains de vos membres quant au fait que si on vous appuie les emplois à temps plein seront pour nous. Je tiens à vous rappeler que dans le contexte économique actuel, les salles de nouvelles les plus imposantes fondent comme neige au soleil, on sabre dans les postes partout. Comment pensez-vous donner des emplois aux pigistes?
De toute façon, dans bien des cas les pigistes ont choisi de l'être, afin de ne pas avoir à revendiquez le droit de faire de l'information comme ils le veulent, vous critiquez vos ex-employeurs sur le fait qu'il vous impose une ligne éditoriale qui vend leurs produits, moi en tant que pigiste je ne vis pas c'est frustrations.Selon mes sources vous n'avez pas un fusil sur la tempe pour allez travailler le matin, si la philosophie ne vous plaît pas vous partez.
Quand des collègues photographes du STIJM nous disent qu'il faut tout être du même bord parce que des pigistes, c'est une sous-classe de travailleurs. Ou alors,qu'un certain journaliste ne reconnaisse pas le fait que des agences de presse comme le CP existent et que des pigistes y travaillent.
Quand la réponse à la question :
« ' si je travaille pour le CP et que ma photo est publiée sur le front du journal, suis-je un scab? »'
Et que la réponse est la suivante:
''La Presse canadienne, c'est quoi ça?''
Quand des employés qui ne sont pas syndiqués, et qui travail pour une autre publication de Québecor est obligée de quitter son emploi parce que des collègues, des amis dans certains cas, lui rends la vie dure, est-ce ça la protection des droits des travailleurs et de la société québécoise?
Quand un employé de cette même publication est obligé de mentir aux gens de son entourage en justifiant sa démission par le fait qu'il retourne à l'école pour ne pas froisser des opinions, est-ce sain?
Se réveiller à 3H00 du matin parce que le téléphone sonne pour nous laisser entendre des mots pas très élogieux, est-ce de l'intimidation?
Quand des partisans du STIJM, black-mail des pigistes dans le seul but de les discréditer devant ces pairs, est-ce de la solidarité?
Je crois au bien des syndicats, mais il ne faut pas oublier que le monde journalistique ne devrait pas faire de différence entre syndiqué et non-syndiqué. Je crois que les temps ont changées, et c'est à nous, pigistes de prendre la glace et de laisser les syndiqués ce battre et descendre dans la rue. Nous avons le pouvoir par notre indépendance de progresser et de faire face à la crisse et aux nouveaux défis du journalisme pendant que les syndicats ce battre pour des réa.ités qui date de 30 ans et qui ne sont plus actuelles.
Bonne journée.
Vous remarquerez que j'ai signé mes propos. Je ne me suis pas caché derrière le nom de mon média.
La force d'un groupe est en chaque individu, mais chaque individu devrais rester libre de son nom et de c'est idées et non ce caché.