Quand vient le temps de négocier leur travail, la plupart des journalistes indépendants se mettent dans la peau de l'employé talentueux, plus difficilement dans celle du P.d.g. ou du v.p. Ventes et Marketing. C'est pourtant en maîtrisant ces deux rôles qu'ils pourront aller chercher tous les revenus que leur talent mérite.
La Periodical Writers Association of Canada (PWAC) vient de publier un guide à l'intention du journaliste indépendant ambitieux et astucieux. En cinq chapitres pratiques, Roughing it in the Market: A Survival Toolkit for the Savvy Writer dévoile mille et un trucs pour élaborer une stratégie, négocier ses honoraires, défendre ses droits, diversifier sa clientèle, recycler articles et recherches. À la clé, des revenus dans les six chiffres pour les meilleurs.
Cela dit, cet objectif est plus facile à atteindre au Canada anglais. Le marché est plus vaste, le nombre de donneurs d'ordre plus élevé. Surtout, les tarifs sont nettement plus avantageux qu'au Québec. Deux et trois fois plus avantageux avec un MINIMUM de un dollar le mot pour les magazines d'intérêt général et de consommation, et de trente cents pour les magazines à vocation particulière et les journaux à l'exception des journaux communautaires. Au Québec, cinquante cents le mot fait figure de gros MAXIMUM pour la très grande majorité des éditeurs!
(Première publication: L'indépendant électronique vol. 13 no 1, octobre 2003. Toute reproduction de ce texte est autorisée et encouragée... si l'auteur est d'accord.)
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