Par Lisa Marie Noël
On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve. Si vous cédez vos droits d'auteur aujourd'hui, vous serez peut-être écarté d'un palmarès, d'un recueil, d'une compilation ou même d'une anthologie dans 5, 10 ou 20 ans.
Avant son décès survenu le 6 janvier, Bruno Roy, ancien président de l'Union des écrivains du Québec, a réitéré l'importance pour les créateurs de conserver leur droit d'auteur. L'automne dernier, le poète et écrivain a publié le livre Les 100 plus belles chansons du Québec. Il n'a pas pu y inclure toutes les chansons qu'il souhaitait à cause des droits d'auteur cédés aux mauvaises personnes.
« Certaines chansons n’ont pas été retenues strictement pour des questions de droits d’auteur. Certains chansonniers des années 1960 avaient signé un contat de cession de droit avec RCA Victor. Cette compagnie a été achetée par une multinationale qui ne nous répond même pas quand on veut obtenir les droits. C’est un peu bête », a-t-il déclaré lors de l'émission littéraire Vous m'en lirez tant diffusée à la Première Chaîne de Radio-Canada.
C'est triste pour les paroliers qui avaient mérité leur place dans ce palmarès. Songez-y deux fois avant de céder vos droits d'auteur.
On vous demande de céder vos droits d'auteur. Que faire? Si on ne vous donne pas de date limite pour la signature d'un contrat qui ne vous convient pas, ne signez pas. Posez des questions: que m'offrez-vous en échange de mon droit d'auteur?, que comptez-vous faire de mon droit d'auteur que je vous cède?
Dans un billet de son blogue, l'AJIQ vous indique « comment répondre aux pressions ».
Plus les pigistes poseront des questions et plus les éditeurs seront enclin à négocier.
Et ça marche! Plusieurs éditeurs ont changé des clauses de leur contrat après que les multiples questions des journalistes indépendants tel que mentionné dans le billet Contrats : ça joue serré! publié par André Dumont sur le blogue de l'AJIQ.
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