Elle en sort certains de l'isolement,
elle permet à d'autres de demander des conseils pour mieux réussir.
On l'utilise même comme lieu de rencontre pour débattre des grands
enjeux de la profession journalistique. Au début du mois d'octobre,
j'ai trouvé une nouvelle utilité à la liste de diffusion de l'AJIQ :
dénicher un scoop.
À l'époque, l'un des
grands groupes de presse du Québec, Transcontinental, venait de procéder
à l'abolition d'une soixantaine de postes dans les secteurs de
la production graphique et des services administratifs. En plus, un
lock-out menaçait les journalistes des hebdomadaires des régions de
Montréal, Laval, Lanaudière et des Laurentides.
Olivier Laniel, l'un des
membres de l'AJIQ abonné à la liste de diffusion, a levé un drapeau
rouge en nous envoyant tous un courriel à ce sujet. Ne restait plus
qu'à récupérer la balle au bond, vérifier l'information, et
publier le tout le plus rapidement possible, ce que j'ai réussi à faire.
Ce sont des événements comme celui-là qui m'ont permis de comprendre un peu plus ce que je comprenais déjà. Même si on se fait tous un peu compétition, même si on travaille principalement chacun de notre côté, il faut se tenir informés les uns les autres de ce qui se passe dans le milieu. Que ce soit pour obtenir de meilleures conditions dans nos relations d'affaires avec nos clients, mieux comprendre les transformations de l'industrie ou simplement savoir ce qui se passe avec nos confrères et consœurs, indépendants ou salariés, il faut échanger entre nous le plus possible. Qui sait, peut-être que d'autres pourront aussi y trouver une exclusivité...
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