Bulletin L’Indépendant

avril 2009

Une pigiste inspirante, Valérie Borde

Une pigiste pas ordinaire!

par Anick Perreault-Labelle

Valérie Borde a opté pour la pige quand elle a quitté la France et s’est installée au Québec en 1993. Son gros client depuis quelques années : L’actualité. Mais Valérie prête aussi sa plume à des organismes gouvernementaux, pour qui elle rédige des rapports d’activités, des brochures ou des discours. Portrait d’une pigiste qui créé un modèle d’affaires hors de l’ordinaire.

Aimes-tu ton statut de pigiste?
Beaucoup. Je voulais devenir pigiste et, depuis 1993, j’ai refusé plusieurs offres d’emploi. Concrètement, cela me permet de travailler sur un texte pour enfants, un discours ou un article. À L’actualité, j’agis aussi un peu comme conseillère scientifique. Quand un sujet scientifique survient, la rédaction me demande parfois si on devrait le traiter et de quelle manière. J’aime cette diversité dans mon travail. La pige, c’est aussi l’absence de réunions, le droit de choisir ses horaires et ses dates de vacances.

Comment fidélises-tu tes clients?
Je choisis mes clients autant qu’ils me choisissent. Je travaille avec des gens qui ont confiance en moi et en qui j’ai confiance. Par exemple, des clients qui ne modifient pas mes textes à la dernière minute ou acceptent de payer plus quand un article a été très difficile à boucler. De mon côté, je ne réponds pas bêtement à une commande. Je me pose des questions. Si un magazine me demande six feuillets sur un sujet, par exemple, je peux en rédiger six, huit ou dix, si je crois que c’est justifié. Parfois, je dois couper. Mais, parfois, le texte passe!

Que lis-tu?
Je lis énormément pour mon travail : après certaines enquêtes, j’ai suffisamment de matériel pour publier un livre! En-dehors du boulot, par contre, je lis beaucoup de choses pas sérieuses : des romans, des magazines de décoration ou de jardinage. Mais aucun quotidien!

Le truc qui sauve la vie de Valérie Borde
Prendre des vacances! Faire des pauses! Le journalisme est un métier exigeant; on s’épuise si on ne s’arrête pas. Il faut écouter son cœur. Si on sent que cela ferait du bien d’aller prendre l’air, on le fait, même pendant un gros rush! C’est important pour les journalistes de voir la vie de temps à autre…


 

Commentaires: 1

guillaume sirois | 26 avril 2009 à 23h09

Je songe à devenir pigiste après ma maîtrise. Je dois dire qu'elle est inspirante. Voici un vrai modèle de journalisme indépendant.
gs

Écrire un commentaire



Nous reconnaissons le soutien financier du gouvernement du Canada, par l'entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP), du ministère du Patrimoine canadien pour les coûts reliés à ce projet.

1124, rue Marie-Anne Est, bureau 12
Montréal (Québec) H2J 2B7
(514) 529-3105 (Boîte vocale)

© Tous droits réservés, Association des journalistes indépendants du Québec