Montréal, 19 septembre 2007 - Dans un mémoire déposé lors des audiences du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) sur la diversité des voix offertes aux Canadiens, l'Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ) dénonce les abus et la précarité qu'entraîne la concentration de la presse pour les journalistes indépendants. L'AJIQ prend donc position en faveur d’une meilleure protection, par l'État et les différents organismes réglementaires, d'une information diversifiée et de qualité.
«La concentration de la presse, trop poussée, nuit gravement aux journalistes indépendants. Le marché québécois de la pige est profondément déséquilibré en faveur des éditeurs», soutient le président de l'AJIQ, Nicolas Langelier.
Dans son mémoire, l'AJIQ souligne que des monopoles ou duopoles imposent leurs conditions de manière arbitraire, tuent dans l'oeuf toute tentative d'accroître la concurrence et entravent l'innovation. La concentration de la presse contribue à la dégradation des conditions de travail des journalistes indépendants (le revenu moyen de ces journalistes stagne, voire diminue, en raison du rétrécissement de leur marché), ce qui nuit aussi à la qualité et à la diversité de l'information. En bout de ligne, c'est le public qui en souffre.
Un exemple concret: depuis quelques années, au nom de la convergence, la plupart des entreprises de presse imposent systématiquement à leurs collaborateurs des contrats de publication forçant la cession de droits d'auteurs, sans compensation ni même la possibilité de négocier. "Ces entreprises reprennent le même texte sur deux, trois ou quatre plateformes, sans verser un sou de plus aux auteurs. Une situation totalement inadmissible", ajoute Nicolas Langelier.
Parmi les autres faits saillants, le mémoire de l'AJIQ:
Le mémoire de l'AJIQ peut être téléchargé (en format Word) à partir du site Web du CRTC.
Il est également disponible en format HTML sur le site de l'AJIQ.
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