Communiqués

18 mai 2002

Réponse de l'AJIQ à M. Pierre Duhamel, éditeur des magazines économiques de Transcontinental

Le 18 mai 2002 - Le 3 mai dernier, à cette heure particulière, soit le vendredi 17h où les relationnistes font prendre l'air à leurs communiqués sans redouter d'être contredits, l'éditeur des magazines économiques du groupe Transcontinental est "monté au créneau" pour dénoncer sur la liste de discussion internet de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) les prétentions de l'Association des Journalistes indépendants du Québec (AJIQ) qui défend les intérêts des pigistes de Transcontinental en conflit avec ce groupe de presse.

M. Duhamel joue les vierges offensées en manifestant son désarroi devant le traitement infligé à ses patrons, soulignant que "ce qui est acceptable dans l'entente AJIQ-Le Devoir devrait l'être pour Médias Transcontinental." On ne peut cependant comparer que ce qui est comparable. Le Devoir n'a jamais congédié de journaliste qui refusait de se laisser extorquer ses droits d'auteur alors que le groupe Transcontinental l'a fait.

Le Devoir ne versera pas "aux termes de l'entente avec l'AJIQ" de redevances à ses pigistes pour la reproduction dans le passé de leurs textes sur CEDROM-SNi mais accordera annuellement une bourse de 2000 dollars à un pigiste membre de l'AJIQ. La bourse PROPORTIONNELLE - comparer Le Devoir et Transco c'est comparer l'éléphant et la souris - que devrait accorder Transcontinental dans une entente équivalente n'a sans doute pas été envisagée par M. Duhamel.

M. Duhamel insiste sur le fait que Le Devoir ne permet une deuxième publication des textes que deux ans après la première. Il omet de dire qu'en vertu du nouveau contrat de Médias Transcontinental, les pigistes cèdent à titre exclusif le droit de première publication des textes commandés pour "une période de deux ans". M. Duhamel affirme que Transcontinental verse une redevance égale à 100% des revenus nets attribuables à la consultation des textes des pigistes dans CEDROM-SNi.

Il passe sous silence l'obligation pour le pigiste de reconnaître qu'aucune redevance ne sera versée pour l'exploitation passée. Et il ne rappelle pas qu'il n'y a aucun moyen de vérifier les revenus nets puisqu'on ignore tout du contrat entre CEDROM-SNi et sa maison mère, Transcontinental (100% de 0 = 0).

Enfin, M. Duhamel ne fait pas mention de la quittance réclamée des pigistes qui sont invités à se désister dans la procédure intentée par l'AJIQ contre Transcontinental. Tout cela trahit chez M. Duhamel une mauvaise foi évidente.

Les deux contrats de Transcontinental, commentés:

  • Le contrat
  • Le document de quittance
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