Revendications
L'AJIQ cherche à solidariser les différents travailleurs indépendants du milieu québécois de l'information: journalistes, recherchistes, réalisateurs, rédacteurs, etc.
Les trente dernières années, marquées par une stagnation des revenus et un viol systématique du droit d'auteur, ont démontré hors de tout doute que seuls, nous n'arriverons pas à améliorer de manière significative nos conditions. Individuellement, nous sommes des proies faciles devant des médias de plus en plus convergents qui n'hésitent pas à utiliser leur pouvoir considérable pour imposer leurs conditions.
L'union fait bel et bien la force.
1. Reconnaissance sociale et juridique du statut de journaliste indépendant.
Ce statut, similaire à celui reconnu par exemple aux artistes, pourra entre autres permettre aux journalistes indépendants d’accéder à des mesures de protection sociale, ainsi qu'à la négociation collective de leurs conditions de travail (tarifs minimaux, contrat type, etc.). Nous croyons que c'est seulement de cette façon que les journalistes pourront arriver à obtenir des tarifs décents, et des avantages sociaux dignes de ce nom.
2. Reconnaissance sociale et juridique du statut de recherchiste.
L'AJIQ a lutté pour que les recherchistes obtiennent une reconnaissance juridique. Un long processus, pendant cinq ans, devant une commission gouvernementale, la Commission de reconnaissance des associations d'artistes, n'a pas mené à une victoire. Mais la bataille n'est pas terminée.
3. Reconnaissance des pigistes par les syndicats de journalistes salariés.
Parce que nos destinées sont liées, plus que jamais, les pigistes et les salariés doivent faire preuve de solidarité. Nous ne voulons par leurs postes: nous sommes heureux d'être pigistes. Et les salariés n'ont pas intérêt à ce que s'accentue encore plus l'écart entre ce que coûte un pigiste et ce que coûte un salarié.
4. Reconnaissance des droits d'auteur des journalistes indépendants.
Les journalistes indépendants continuent de voir leurs droits d'auteur violés systématiquement par les éditeurs, qui réutilisent sur diverses plateformes le travail de leurs pigistes, sans pour autant verser un sou de plus. En juin 1999, l'AJIQ déposait un recours collectif de 30 millions$ contre les principaux éditeurs de journaux et magazines du Québec et la société CEDROM-SNi. Cette bataille se poursuit devant les tribunaux.
5. Reconnaissance de l'importance d'une information indépendante et diversifiée.
L'AJIQ lutte activement contre les effets néfastes de la concentration grandissante de la presse sur la qualité de l'information.