Mot de la présidente de l’AJIQ

Chère communauté ajiquienne,
J’espère que vous allez bien en ces temps étranges, depuis bien trop longtemps. Malgré tout, vous ne pouvez savoir comment vos mots d’encouragement, votre présence et votre dynamisme, même virtuel nous motivent, le conseil d’administration et moi, à continuer de tenter de vous proposer activités, services et écoute. Je sens que le CA est plus dynamique que jamais (de mon temps du moins) et plusieurs belles activités et propositions s’en viennent pour nous, comme vous le verrez dans cette infolettre bien garnie.

On vous parle rarement des dossiers politiques que nous menons, mais nous y sommes tout aussi dynamique que dans nos activités publiques (surtout moi). Peut-être ne le savez-vous pas, mais nous avons déposé, le 1er février dernier, un mémoire dans le cadre de révision de la Loi sur le statut de l’artiste. Bien que nous ne soyons pas des artistes, nous avons néanmoins des conditions de travail et un processus créatif qui leur ressemble. Dans cette Loi est aussi incluse la Loi sur le droit d’auteur.

Comme un de nos membres dit souvent : « Nous sommes des auteurs de non-fiction ». Être encadré par cette loi nous permettrait de négocier de vraies conditions de travail et nous donnerait un pouvoir juridique pour encadrer nos pratiques. Il s’agirait d’un énorme pas pour nous. L’AJIQ revendique d’être encadrée par une loi depuis plus de 25 ans, et nous croyons qu’une vraie porte s’ouvre à cet égard dans les prochains mois.

Soutenus par la Fédération des communications et de la culture (FNCC), nous planchons sur une grande campagne de relations publiques. Nous irons chercher plusieurs appuis publics pour soutenir notre revendication à être encadré par cette loi. Et nous ferons également appel à vous. Nous vous demanderons, par le biais de sondages, de discussions informelles et de requêtes sur les réseaux sociaux, de vous mobiliser pour faire connaître et reconnaître notre droit à de meilleures conditions de travail. Nous comptons sur vous; il s’agit d’une importante opportunité que nous devons tous et toutes saisir ensemble pour avancer vers la chance d’améliorer nos conditions.

par Gabrielle Brassard-Lecours
Présidente de l’Association des journalistes indépendants du Québec

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